|
Cette charte est élaborée en 1995 par le "Collectif pour la médiation sociale et culturelle", regroupé au sein de FIA-ISM.
|
Charte de la
Médiation Sociale et Culturelle
|
L'apparition de la médiation sociale et culturelle répond à des besoins associés à trois facteurs :
-
la crise économique et idéologique qui traverse la France,
-
l'évolution des flux migratoires,
-
l'exclusion sociale et la rupture des liens familiaux.
La médiation sociale et culturelle émane d'initiatives d'habitants des quartiers soutenues progressivement par des associations qui proposent aujourd'hui un cadre d'exercice de la fonction.
A/ La Médiation est un acte volontaire, par lequel un tiers neutre et indépendant réalise une passerelle ponctuelle entre deux parties afin :
- d'ouvrir des espaces pour faciliter la communication,
- de contribuer, en situation conflictuelle, à l'explication des enjeux,
- de permettre une compréhension mutuelle,
- de donner la possibilité aux personnes concernées d'exercer leurs responsabilités.
B/ La médiation respecte des règles de déontologie telles que :
-
la neutralité,
-
la confidentialité,
-
l'indépendance.
C/ La médiation repose sur des personnes médiatrices
qui, dotées d'une crédibilité personnelle auprès des parties concernées, sont en mesure d'initier et/ou d'améliorer toutes sortes de processus de communication, notamment entre les usagers et les services administratifs.
Bénéficiant d'une formation continue et adaptée, les personnes médiatrices remplissent ainsi une fonction d'intermédiaire. Elles intercèdent lors des négociations parfois conflictuelles.
Leurs interventions se situent en complémentarité avec celles des différents acteurs
D/ La médiation s'exerce selon différentes modalités, principalement :
-
l'accueil, l'orientation et l'information des utilisateurs de la médiation,
-
la sensibilisation des intervenants institutionnels et associatifs,
-
l'accompagnement et le suivi des familles,
-
le décodage des codes culturels et des langues en présence.
E/ La médiation couvre des domaines d'intervention très divers :
-
l'éducation,
-
la scolarité,
-
la santé,
-
le logement,
-
la famille,
-
l'accès aux services publics,
-
les relations de voisinage,
-
l'emploi et la formation...
F/ Les droits
Selon la situation, une personne médiatrice peut :
-
accepter ou non une intervention,
-
fixer ses propres limites,
-
se retirer provisoirement ou définitivement de sa mission et passer le relais.
G/ Les devoirs
Une personne médiatrice a le devoir :
-
respecter les règles de déontologie énoncées ci-dessus,
-
clarifier les conditions de son intervention aux deux parties,
-
ne pas se substituer à l'une des parties,
-
respecter la convention d'objectif signée par son association.
En outre, il est indispensable de suivre et de poursuivre sa formation.
La rémunération
Les personnes médiatrices sont rémunérées par les organismes employeurs selon la convention en vigueur et en aucun cas par les parties.
Voir aussi les formations organisées par FIA, et un article sur l'expérience de FIA en Médiation Sociale et Culturelle.
La Médiation Sociale et Culturelle à FIA
|